The Rising of the Moon 
(© John Keegan "Leo" Casey)

"O then, tell me, Sean O'Farrell, tell me why you hurry so?"
"Hush, mo buachaill, hush and listen," and his cheeks were all aglow;
"I bear orders from the captain - get you ready quick and soon;
For the pikes must be together at the risin' of the moon."
 

"O then, tell me Sean O'Farrell, where the gath'rin it to be?"
"In the old spot by the river, right well known to you and me;
One more word - for signal token, wistle up the marchin' tune,
With your pike upon your shoulder, by the risin' of the moon."
 

Out from many a mud wall cabin eyes were watching through that night;
Many a manly heart was throbbing for the blessed warning light.
Murmers passed along the valleys, like the banshee's lonely croon,
and a thousand blades were flashing at the risin' of the moon.
 

There, beside the singing river, that black mass of men was seen,
Far above their shining weapons hung their own beloved green.
"Death to every foe and traitor! Forward Strike the marchin' tune,
And Hurrah, my boys for freedom; 'tis the risin' of the moon."
 

Well they fought for poor old Ireland, and full bitter was their fate;
O, What glorious pride and sorrow fills the name of Ninety-Eight!
Yet, thank God, e'en still are beating hearts in manhood's burning noon,
Who would follow in their footsteps at the risin' of the moon!
 

Le lever de la lune 
(© John Keegan "Leo" Casey)

"O donc, dis-moi, Sean O'Farrell, dis-moi pourquoi tu te hâtes?"
"Chut, mon gars, chut et écoute," et ses joues étaient luisantes;
"Je porte les ordres du capitaine - prépare-toi vite;
Car les piques doivent être rassemblées au lever de la lune."
 

"O donc, dis-moi, Sean O'Farrell, dis-moi où sera le rendez-vous?"
"En ce vieil endroit sur la rivière, bien connu de toi et moi;
Encore un mot - comme mot de passe, siffle l'air du chant de marche,
Ta pique sur ton épaule, au lever de la lune."
 

Cette nuit de nombreux yeux scrutaient la nuit au-delà des murs en torchis des cabanes;
De nombreux c˙urs virils battaient en attendant cette lumière bénie.
Des murmures traversaient les vallées, comme le cri solitaire de la Banshee,
Et un millier de lames étincelaient au lever de la lune.
 

Là, près de la rivière chantante, on voyait cette foule sombre,
Leur vert bien-aimé suspendu à leurs armes étincelantes.
"Mort à tous les ennemis et traîtres! En avant entonnez le chant de marche,
Et Hourrah mes hommes pour la liberté; c'est le lever de la lune."
 

Hé bien ils ont combattu pour la pauvre vieille Irlande, et leur sort fut des plus amers;
O, quel orgueil glorieux et quelle tristesse est dans le nom de Quatre-Vingt-Dix-Huit!
Bien que, Dieu merci, il y ait encore des c˙urs qui battent à midi,
Et qui suivront leurs pas au lever de la lune!
 


1798 (ou "quatre ving dix huit") est l'année du soulèvement initié par les "United Irishmen" de Robert Emmet.
Lors de ce soulèvement, les rebelles étaient surtout armés de piques, faciles à fabriquer et à cacher, et relativement efficaces face à des cavaliers, voire même face à de l'infanterie armée de mousquets.
Ce soulèvement a connu le succès dans le sud-est, où les rebelles ont temporairement pris le contrôle des comtés de Wexford et de Waterford, et où ils ont remporté les batailles de Boolavogue (ou Boulavogue) et des Harrows. Fort de leurs victoires, ils ont tenté de remonter au nord et à l'ouest, mais ont été stoppés à New Ross et Harklow, avant d'être défaits à Vinegar Hill.
 
La rivière chantante dont il est question est l'Inny, un affluent de la Shannon qui prend sa source quelque part entre Mullingar et Ballymahon

Les paroles en anglais proviennent de ce site : http://www.iol.ie/~rayh/irelandfirst/
Traduction en français (si elle y est) : Licorne.

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